
Présentation :
Le couteau est un appât incontournable au même titre que l’arénicole, il permet en effet de réaliser des prises diversifiées et s’utilise tout au long de l’année aussi bien en surf casting, qu’au bouchon, à la calée ou en bateau. Ce bivalve est réprésenté par différentes espèces sur notre littoral, toutefois on a observé depuis les années 90, une augmentation de la population de couteau due à l’arrivée d’une espèce étrangère : le couteau américain ( ensis directus ) qui a littéralement envahit les côtes françaises avec parfois des concentrations de populations importantes. Ainsi, le couteau est devenu une proie pour bon nombre de poissons qui ont tiré partie de son omniprésence : Bars, dorades, vieilles, flets, carrelets, merlans, morues, anguilles, limandes..., la plupart des poissons ont intégré le couteau dans leur régime alimentaire ce qui en fait un appât à ne pas négliger.
Description : bivalve filtreur qui se nourrit de phytoplancton, formé de deux valves accolées, pied qui lui sert à s’enfoncer, vit en colonie, forme de lame de couteau.
Récolte :
- Matériel : l’outil le plus simple pour récolter le couteau sur notre littoral reste la fourche bêche. Certains les ramassent au sel ou à la main lorsqu’il sont légèrement sortis du sable.
- Une autre méthode est de les rechercher de nuit à marée basse, lampe électrique à la main. les couteaux dépassent de quelques centimètres du sable pour se nourrir. Il suffit alors de les attraper en les tirant délicatement de leur trou. Toutefois, la nature est bien faite et pour échapper aux prédateurs, le couteau dispose d’un capuchon qu’il peut perdre facilement. En pressant le coquillage, le pied ressort un peu et permet ainsi de vérifier que le coquillage est plein. - Repérage : Tous les couteaux se trahissent par les 2 petits trous creusés par les siphons, en forme de 8 ou en trou de serrure. Mais bien souvent sur le sable, à sec, il s’agit d’un petit entonnoir, un trou ou ce qui en reste (légère dépression dans le sable). Parfois un jet d’eau le trahit. Par grands coefficients les couteaux peuvent sortir d’eux-mêmes du sable dans ce cas il suffit de se pencher pour les ramasser.
- Coefficient : le plus souvent des coefficients supérieurs à 70 sont favorables selon les endroits.
Période de récolte : tout au long de l’année.
Lieux de récolte et répartition : les zones de ridains sont à prospecter, le couteau se retrouve sur tout le littoral. A l’automne ou en hiver, on peut quelquefois le trouver en nombre sur la plage aprés un coup de froid conjugué à un coup de tabac.
Poissons ciblés : Bars, dorades, vieilles, flets, carrelets, merlans, morues, anguilles, limandes...
Conservation :

Frais : Pour les conserver, le meilleur moyen est de former une botte de couteaux fermement serrés l’un contre l’autre par un gros élastique, comme chez le poissonnier. Cette botte sera conservée au frais dans le bac à légume du réfrigérateur. Ne les enfermez pas dans un sachet plastique, enroulez les dans du journal. Pour les transporter, laissez les dans le journal qui a servi à leur conservation dans le réfrigérateur.
Congelé : le couteau est un appât qui se congèle assez facilement. Plusieurs méthodes existent :
Le congeler directement avec la coquille par fagots de cinq. la congélation permet d’avoir ainsi des appâts prêts pour la pêche durant plusieurs mois ce qui est utile lorsque l’on habite loin des côtes.
On peut aussi uniquement congeler la chair (gain de place). Dans ce cas, il suffit de récupérer cette chair, la laisser sécher sur du journal pour qu’elle ne soit pas trop humide. Les couteaux "nus" sont ensuite disposés dans un sachet congélation en veillant à isoler chaque individu.
Eschage : Glisser le couteau sur l’hameçon à l’aide d’une aiguille fine et creuse. Il peut également être utilisé en "panaché", avec un bout de ver de côte, un petit poisson mort, une crevette ... Il est préferable de le ligaturer afin d’assurer une bonne tenue sur l’hameçon ainsi qu’une bonne présentation. Tags : couteau solenn appat peche
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